Toro Toro
A 160km de Cochabamba et 7h de route dans la cabine d´un camion charge a bloc de boliviens prets a en decoudre avec un soleil de plomb et la poussiere qui nous tiendra compagnie durant tout le trajet. Tous entasses derriere, femmes, enfants et hommes accompagnes de leurs bagages souvent enormes et sans toit bien entendu. Mais il ne nous en faudra pas plus pour oublier Tarata. Le village parait en arrivant perdu au milieu de nul part mais ce n´est qu´une illusion. Tout autour un tas d´endroits etonnants a visiter et des paysages magnifiques.
Bienvenue!
Le jour de notre arrivee nous ferons notre premiere decouverte, de nombreuses traces de pas de dinosaures dans les environs. La un brontosaure, gigantesque apparemment, il n´y a que deux traces sur la photo.
Un canyon impossible a deviner, juste a cote du village. Des aras y ont elu domicile. Nous en verrons passer quatre en escadron juste en dessous de nous.
Les marches qui descendent au fond.
En chemin.
Et a l´arrivee une cascade et une lagune de 8m de profondeur dans laquelle cyril et notre nouveau pote bresilien, Alvaro (sur la photo au-dessus), se baigneront. Rdv a Brasilia est pris.
Le village est dans une cuvette qui jadis etait un lac. Apres une eruption volcanique et des mouvements tectoniques se sont formes ces etranges collines de lave petrifiee.
En chemin vers une grotte, nous croisons les campesinos des environs qui se rendent a Toro Toro pour sa fete annuelle, la fete de Tata Santiago. Celui-ci deja bourre avant l´heure portait sa croix a l´eglise du village sans doute pour la faire sanctifier.
La grotte s´est averee sans aucune installation et plus proche de la speleologie que de la visite de Lascaux. Par endroit nous aurons meme un peu les chocottes, franchissant des vides de plusieurs metres de profondeur sur une mini planche posee la par un guide, plus acrobate que nous.
...Si vous passez dans le coin vers le 25 juillet, allez a Toro Toro. Sa fete vaut le detour. Encore la celebration d´un saint pretexte a une beuverie generalisee. Tous les habitants des environs viennent en costume de fete, errer dans la ville, jouer de la musique et surtout, surtout, boire la chicha. Inutile de vous dire que des le deuxieme jour, ils sont tous torches. Le soir des grandes fetes sont organisees dans des maisons specialement ouvertes pour l´occasion par de genereux organisateurs. Musique toute la nuit, danse et chicha a volonte.
Ils sont superbes...Meme ivres.
Sur la place du village, un concour de "formations musicales" est organise. Les groupes se succedent toute la journee. Pas toujours au point, et toujours bourres. Les chanteuses ont toutes une voix tres aigue et parfois un peu dissonante. Le premier prix s´eleve quand meme a 100 dollars, une somme ici. En fait, le vainqueur sera le groupe qui aura jouer le plus longtemps durant ces trois jours. Dans la formation il y a un homme charge de fouetter les joueurs ramollis par la fatigue et l´alcool.
Le clou de la fete le troisieme jour: le Tinku. Les plus bourres, les plus feroces et les plus virils se retrouvent pour se casser la gueule. Souvent jeunes mais pas toujours, nous verrons un vieillard ressemblant a Monzon entrer dans la ronde et aligner des pains. Redoutablement efficace, l´autre, en moins de 20 secondes, s´en tirera avec le nez en sang. Pour les autres, des jeunes en bandes rarement seuls des fois que ca degenere, voudront en decoudre avec tous ceux qui le voudront bien, sous les yeux d´un arbitre dont on n´a pas toujours compris le role. Les memes se battront a plusieurs reprises terminant quasi toujours la gueule en sang, evidemment apres 10 combats! A l´origine il s´agissait d´un combat ritualise pour regler des comptes entre personnes. Aujourd´hui, ca ressemble plus a un defouloir.
Les femmes ont un double role; elles les excitent et les arretent quand ca va trop loin. On n´a pas toujours vu les limites a ne pas franchir.
Au loin, les magnifiques chapeaux decores de plumes, de fleurs et de ponpons.Et pour ne rien gacher de ces 5 jours passes ici, nous avons loge dans une pension familiale ou nous etions recus comme des membres de la famille. Mamita nous preparait des sandwiches pour midi, un bon petit dejeuner et un delicieux repas le soir, les meilleurs de Bolivie. Comme a la maison!
Ici, les touristes se comptent sur les doigts de la main et c´est tres rare un mois de juillet en Bolivie. La fete n´en est que plus belle...

3 Comments:
Alors c'est bon ou pas la chicha?
Bien le bonjour d'un parisien en vacances chez lui ;)
A+
Nan mais serieux. comment vous faites pour les mises a jour ?!? On met genre 1h30 pour un article de 15 photos et vous, vous postez comme des fous, comme des soldats.
C'est troppe inzuste.
C'est drôle trouver mon ami dans votre blog. C'est bien mon cher et voyageur pote d'autres vacances... Vous l'avez trouvé au Brésil?
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