lundi, avril 24, 2006

Phnom Penh

La capitale du Cambodge ou nous nous verrions tres bien passe quelques temps. Une annee par exemple. Faut qu'on en cause, c'etait juste une idee jetee vite fait en l'air alors que nous etions bourres a un vernissage d'un photographe cambodgien. Peut-etre le seul de sa generation, il a 24 ans, a tenter de faire des images personnelles. On avait presque oublie le gout du vin. En y repensant avec quelques mois de recul c'etait tout a fait impossible. Ca n'a pas dure longtemps, le temps d'un verre. Au 5 eme plus de soucis.
La guesthouse ou nous avons dormi. Celle-ci on peut lui faire de la pub. C'est une famille tres sympa qui tient le lieu et le pere voir grand-pere de tout ce petit monde parle francais.
Quel talent.
Silver Pagoda. Normalement un sol tout en dalles d'argent recouvre le lieu, nous n'avons qu'a peine pu le verifier un immense tapie de feutrine rouge recouvrant le tout sauf une infime partie.
Les jardins autour de la pagode.
A l'exterieur de la pagode.
La on en etait au ...j'avais deja oublie.
Devanture de bijouterie peut-etre cambodgienne mais plus surement chinoise.
Le grand marche central de Phnom Penh sous une voute annee 30 environs.
...
Les vendeuses en tout genre.
Le musee national. Tres belle collection mais pas si importante qu'on pouvait l'esperer en y entrant.
Ouarf
Ouarf
La fleur de lotus avant ou apres la floraison, toujours est-il qu'on en mange les graines et que cela ressemble au gout de l'amande fraiche. Tres bon.
Le jardin du musee.
Au oui c'est bon, encore, oui...
Content ou pas content?
Un autre marche et ses environs immediats.
Immediats.
Le tristement celebre camp S21 qui servi au khmers rouges de centre de torture contre on ne sait toujours pas, en en etant ressorti, quel ennemi. Tout le monde sans distinction etait menace d'y etre interne, et tue dans quasi tous les cas sauf une poignee d'hommes et de femmes retrouvee la abandonnees mais laisse pour mort au moment de la perte de la ville par les khmers rouges. Aussi bien des dirigeants khmers rouges et leur entourage que des gens ordinaires denonces par des inconnus pour des faits imaginaires contre le regime. Femmes, enfants, hommes tout le monde pouvait y atterrir du jour au lendemain sans aucune raison et de toute facon aucune de valable ne pouvait bien entendu justifier la folie qui regnait ici. Je vous engage a voir le film qui porte le nom de ce camp, fait par un cambodgien qui des annees apres a confronte des survivants et des gardiens evidemment tres jeunes de cet enfer.
Toutes les images que j'ai photographie a mon tour sont exposees dans une mise en scene tres sobre sur les lieux meme des crimes.
Des bourreaux qui parfois devenaient les victimes de ce systeme pervers et paranoiaque. Des enfants bien sur, plus faciles a enbrigade.
Quelques unes des innombrables victimes.
Les gens laissent traines des fleurs de frangipaniers pour adoucir l'atmosphere pesante qui regne dans ces salles. Celles ou l'on torturait. Au dessus de chaque lit une photo des dernieres victimes retrouvees sur place. L'horreur.
Les regles en vigueur dans le camp. On ne peut plus clair. Nombreux sont ceux qui aimeraient voir disparaitre physiquement ce passe. Detruire ces lieux. Mais on n'oublie pas comme cela. Beaucoup de cambodgiens vous le disent quand ils parlent de cette epoque. Ils aimeraient bien. Mais non!